Le procès

Neuf officiers supérieurs français portent plainte contre la revue La Nuit rwandaise.

Informations :

21 mars 2014
Annulation de l’ensemble des citations délivrés à l’initiative des militaires français contre la revue La Nuit rwandaise.

Avril 2015
Général Quesnot débouté en cassation !

Le 5 août 2008, lors de la publication du rapport de la « Commission nationale indépendante chargée de faire la lumière sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi de 1994 », le ministre rwandais de la justice, Tharcisse Karugamara, diffusait un communiqué dans lequel étaient désignées les trente-trois « personnalités politiques et militaires françaises les plus impliquées dans le génocide ».

Parmi ces personnalités, treize politiques, au premier rang desquels François Mitterrand, président de la République, et Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, et vingt militaires, à commencer par le chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade et le chef d’état-major particulier du Président Mitterrand, le général Christian Quesnot.

Ce communiqué concluait : « Vu la gravité des faits allégués, le gouvernement rwandais enjoint les instances habilitées à entreprendre les actions requises afin d’amener les responsables politiques et militaires français incriminés à répondre de leurs actes devant la justice. »

Fin octobre 2009, le général Quesnot, faisant office de porte-parole du groupe, accordait une interview à l’Express, dans laquelle il faisait part de ce qu’il avait eu l’intention de porter plainte dès la publication de ce communiqué.

Le 8 juillet 2011, le directeur de publication de la revue La Nuit rwandaise, Michel Sitbon, a été mis en examen suite à la plainte de ce général et de huit autres officiers supérieurs de l’armée française. Ceux-ci allèguent qu’ils s’estiment diffamés par la republication, en août 2008, sur le site Internet de cette revue, www.lanuitrwandaise.org, du communiqué du ministère de la justice rwandais qui les désignent nommément comme susceptible de poursuite judiciaire au regard de leur implication dans le génocide des Tutsi de 1994.

Les plaignants, en tête desquels figure le général Christian Quesnot, chef d’état-major particulier de François Mitterrand pendant le génocide, sont Jacques Hogard, Jacques Rosier, Jean-Claude Lafourcade, Jean-Jacques Maurin, Michel Robardey, Etienne Joubert, René Galinié et Bernard Cussac.

Qu’est-il repproché à la revue ?

Qu’est-ce qui est reproché par les neuf plaignants à la revue La Nuit rwandaise ?

– D’avoir publier sur son site Internet (www.lanuitrwandaise.net) un communiqué de presse officiel du Ministre de la justice rwandais, Tharcisse KARUGARAMA, rendu public le 05 août 2008, à la suite de la publication du Rapport Mucyo.

Une étape vers le Nuremberg des responsables français engagés au Rwanda ?

Neuf officiers supérieurs français portent plainte contre la revue La Nuit rwandaise. Ceux-ci allèguent qu’ils s’estiment diffamés par la republication, en août 2008, sur le site Internet de cette revue, www.lanuitrwandaise.net, du communiqué du ministère de la justice rwandais qui les désignent nommément comme susceptible de poursuite judiciaire au regard de leur implication dans le génocide des Tutsi de 1994.

Les plaignants, en tête desquels figure le général Christian Quesnot, chef d’état-major particulier de François Mitterrand pendant le génocide, sont Jacques Hogard, Jacques Rosier, Jean-Claude Lafourcade, Jean-Jacques Maurin, Michel Robardey, Etienne Joubert, René Galinié et Bernard Cussac.

Afin que ce procès soit l’occasion d’aller au fond des choses, La Nuit rwandaise s’est engagée à rassembler les éléments d’une offre de preuve, ce qui signifie qu’elle ne plaidera pas seulement la bonne foi de l’accusé et la légitimité qu’il pouvait y avoir à publier un communiqué de presse du gouvernement rwandais sur le site internet de La Nuit rwandaise, mais également sur le fait que les affirmations dénoncées comme diffamatoires par les plaignants pourraient bien être fondées, ce qu’elle entend prouver.

Plaidoiries les 23 et 24 avril (sous réserve de changements dans la procédure) devant la 17ème chambre correctionnelle (chambre de la presse) du Tribunal de Grand Instance de Paris.

partagez Le procès